Collectif Mille Morceaux

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OPE1000 – Pôle étudiant – Pannonica – 9 avril 2008 -

mars 12, 2008 · Laisser un commentaire

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OPE1000…

février 9, 2008 · Laisser un commentaire

 

Coproduction Pannonica / Pôle étudiant

Mercredi 9 avril 2008 à 18 h / Entrée libre
Au pôle étudiant de l’Université des Sciences-Humaines à Nantes

Avec Soizic Lebrat : violoncelles – Nantes ; Raphaël Godeau : guitares – Vernon ; Alexandre Charbonneau : droit du travail des gens de mer – Nantes ; Marie Bouts : dessin – Bruxelles

Ope1000 tisse un lien entre la musique, le droit, et le dessin. Soizic Lebrat, Raphaël Godeau, Alexandre Charbonneau et Marie Bouts proposent de mettre en mouvement dans l’instant des expressions figées dans leur état d’instruments, de textes, ou de dessins. Déplacer et replacer la trajectoire des sons, l’ordre des mots, le glissement des corps, l’agencement de l’espace.

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ATELIER L’instant improvisé (NANTES)

février 9, 2008 · Laisser un commentaire

Atelier les vendredi 28 mars 2008 [17 h- 20 h] et samedi 29 mars 2008 [10 h-17 h]

Pôle étudiant / Tout public (10 participants maximum – se munir de son instrument) / Gratuit/ Si vous êtes intéressés par l’atelier d’initiation à l’improvisation, renseignements et inscription au 02 40 48 76 66 / claire@pannonica.com

 

L’objectif de cet atelier d’initiation est de pratiquer l’improvisation via la rencontre entre des participants aux pratiques musicales diverses. Du petit ensemble de musiciens (duo, trio, quatuor) au grand ensemble (orchestre) en passant par l’expérimentation du solo. Cet atelier permet d’engager la réflexion sur différentes problématiques liées à la pratique de l’improvisation. Les questions portent sur la cohabitation de langages musicaux variés, la prise en compte du contexte (lieu, temps, présences), le « travail » de l’improvisation, et les liens entre interprétation, composition et improvisation.

Intervenants

Soizic Lebrat (violoncelle – Nantes) :
Soizic Lebrat mène depuis 2002 un travail sur la matière sonore cherchant à saisir les influences directes ou indirectes des outils-machines d’enregistrement, de production, et de transformation du son sur son geste instrumental originel de violoncelliste « classique » (1er prix des conservatoires de Besançon et d’Aulnay-sous-Bois).
Musicienne improvisatrice, elle cofonde le Collectif 1000 Morceaux, et se produit dans des contextes variés : Quartiers de l’Impro, festival All’Improvista (Nantes), les Rencontres de l’Instant (Blainville-sur-Orne), La Chapelle Saint-Anne (Tours), festival ZieuMzic (Normandie), l’IFA (Rennes), l’Europajazz (Le Mans), le Réverbère (Lyon), les Sonofages (Toulouse)…

Raphaël Godeau (guitare électrique & acoustique – Vernon) :
Issu des classes de guitare classique et d’improvisation générative du Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, Raphaël Godeau partage aujourd’hui son temps entre l’interprétation ou la création musicale (avec le Collectif 1000 Morceaux, le CRWTH de François Sarhan ou encore le bassiste Mathieu Fèvre) et une activité de pédagogue au conservatoire de Vernon (Eure) et au CEFEDEM de Rouen. Ses moments sur scène (en France, en Allemagne, en Estonie) se sont inscrits dans des domaines aussi variés que ceux du flamenco, de la chanson, et de la musique contemporaine écrite ou improvisée.

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OPE1000

novembre 16, 2007 · Laisser un commentaire

Avec Ope 1000, le collectif en 1000 morceaux tisse un lien entre la musique et le droit. C’est l’idée de départ, très générale, assez inconnue – car si ce que recèle le musical et le juridique est véhiculé par des objets dénombrables, fixés, la profondeur à explorer est infinie dès lors que des vivants les anime. Les objets fixés sont bien présents dans Ope 1000 : il s’agit d’un certains nombres de textes aux qualités formelles bien différenciées, triés par le juriste Alexandre Charbonneau ; il s’agit d’un certain nombre d’instruments, choisis par les musiciens du collectif. Textes particuliers, instruments particuliers.
Figés dans leur état de texte ou d’instrument. Le collectif se propose, une heure durant, de les mettre en mouvement. Déplacer la trajectoire des sons, l’ordre des mots, l’agencement des phrases, le glissement des corps. Car tout n’est que déplacement et replacement, cause et remise en cause.  Si le droit, pour l’occasion, se frotte à la musique ou à l’image, c’est précisément pour faillir à sa fonction finale qui est de trancher. C’est retourner à sa pulsion première : organiser, réorganiser, parfois jusqu’au vertige.
L’improvisation musicale elle aussi n’aime faire que cela, ne doit faire que cela, sous peine de se figer. La tentation est alors grande, pour deux disciplines artistiques philosophiquement et historiquement bien plus condamnées que condamnatrices, d’embarquer un juriste avec elles, de le faire passer du côté des faiseurs d’ordre vers celui des fauteurs de troubles (ne seraient-ils que perceptifs).  A moins que ce ne soit l’inverse.
Quand le droit s’ouvre à l’abstraction sonore, peut-il rester organisateur (si telle est sa substance) ? La musique qui se frotte au texte et à son organisation reste-t-elle libre dans son invention ? Ce sont les entrechocs issus des ces questionnements que 1000 morceaux aime découvrir et redécouvrir à travers ce spectacle. Avec pour socle commun à tous les acteurs de la rencontre cette envie de voir émerger une organisation inconnue, n’ayant pour dessein que de rendre l’instant, sinon joyeux (le brouillage des perceptions pouvant conduire autant vers l’abîme que vers la lumière), du moins “habitable” par tout un chacun, qu’elle que soit la discipline dont il s’est paré.

I. Rencontre de l’univers du droit
L’idée de la collaboration avec Alexandre Charbonneau, doctorant en droit, relève d’une sorte de défi dont l’objectif était d’imaginer le passage de l’intuition de la rencontre et à la mise en forme de cette rencontre. Le point de départ de la réflexion et de la mise en pratique de cette rencontre s’est fondée sur des propositions thématiques de textes de loi qui concernent « la nourriture à bord des navires » ; « la fabrication de normes, comme phénomène culturel qui se caractérise par sa temporalité et sa localisation » ; « l’articulation entre régime général et régime d’exception ou spécial » ; et « la juridictionnalisation des droits de l’homme ».

Proposition d’Alexandre Charbonneau :
« Le théâtre du sphinx fut le lieu de rencontres provoquées par Soizic Lebrat. Rencontre entre des musiciens habitués à ordonner une expression improvisée, autour de leurs exigences et de leurs recherches individuelles et collectives. Rencontre entre des musiciens habitués à ordonner une expression improvisée et un autre ordre, une autre rigueur. Celle d’une recherche sur le droit du travail des gens de mer.
Ces rencontres se sont appliquées à définir un territoire pour être possibles : des textes juridiques qui, par leur sens, leur musicalité, leur bru(i)talité, sont entrés en improvisation.
Et ce territoire fut le cadre d’une évolution de chacun. De rencontres initiales où nous interrogions la faisabilité même du moment, nous sommes entrés en confrontations d’exigences, en dialogues. De là, une troisième voix possible, celle d’une recherche (d’une convergence ?) à partir des problématiques identifiées au théâtre du sphinx. Enluminée par l’apport d’une autre recherche, plastique celle-là, qui nous conduira à préciser notre compréhension, le sens, de ce territoire que nous instituons.
»

Des éléments de formalisation ont été proposés au cours de la diffusion publique, nés de l’exploration de quatre grandes interrogations sur :
1. La voix comme matière sonore : traitement de la voix enregistrée et de la voix en direct
2. La relation texte/musique à partir de critères de forme et de contenu textuel
3. L’analogie ou non des démarches de production d’un texte de droit et de production d’une musique
4. L’enjeu d’une recherche scientifique en situation d’être communiquée et des postures du juriste associée à cette diffusion confrontée à la diffusion d’une création artistique

II. Rencontre avec l’univers acousmatique
Le travail d’expérimentation qui a été menée pendant ces trois jours a porté sur la production de matières sonores issues des démarches d’improvisation instrumentale et acousmatique.
Le collectif a fait appel à la collaboration de Vincent Raude pour expérimenter un dispositif électro-acoustique et quadriphonique. Un premier travail d’appropriation des potentialités d’un tel dispositif s’est amorcé lors de la résidence au Sphinx. La poursuite du travail se fait en direction du développement d’un dispositif permettant des points de diffusions indépendants, de l’autonomisation des matières sonores des musiciens, et privilégie la recherche sur les volumes sonores différentiels et leurs (dés)équilibrages.

Collaboration avec Vincent Raude :
« Tout d’abord, mes propositions portent sur le travail de la mise en espace sonore, or il se trouve que le matériel et la configuration de la salle du sphinx ne nous ont pas permis de mettre à exécutions nos idées, il reste donc un bon nombre de pistes à creuser dont, celle de la place du public et, celle des instrumentistes dans leur rapport à l’espace à travers les notions de mouvement et d’immobilité corporels et sonores.
Ensuite, je m’intéresse à la relation entre acoustique et électronique, à la place des traitements dans le son global du spectacle, aux rapports avec la voix, notamment en orientant le travail de traitements du son sur les timbres et/ou sur l’espace. Concernant la relation avec le groupe d’instrumentistes en présence et leurs univers respectifs, se pose la question de la place des séquences préenregistrées, mais également de la reprise en direct de leurs propositions collectives et/ou individuelles de matière sonore. En effet, mon attention porte sur les éléments qui vont avoir une incidence directe sur la spontanéité et l’interaction des différents instrumentistes.
»

III. Rencontre avec la matière visuelle
La collaboration avec Marie Bouts, plasticienne, est née de l’idée de garder la trace visuelle de tous les temps de vie des participants, individuels ou collectifs, au théâtre du sphinx sans distinction de la nature de ces moments (travail, pause, échange, réflexion, expérimentation…). Elle a privilégié la photographie de ces instants singuliers, puis en a proposé un déroulement dans le temps sous la forme de diaporamas, qui ont été diffusés dans la salle sur grand écran pendant l’arrivée du public. Mais, au-delà de son travail de captation visuelle durant cette semaine de résidence, s’est posée la question d’une rencontre plus approfondie avec son univers, ce qui l’a amenée à réfléchir à des propositions qui s’inscriraient pleinement dans l’événement sonore.

La proposition de Marie :
« La raison initiale de ma présence est une raison documentaire. C’est-à-dire que Soizic, Raphaël, Erwan, Vincent et Alexandre ont voulu fixer quelque chose de leur travail, en garder une trace. Mais comment enregistrer sans le dénaturer un processus d’improvisation ? Comment fixer ce qui est intimement lié au présent ? Dans un premier temps, les musiciens ont contourné ce paradoxe en choisissant comme moyen de capture un médium légèrement inadapté : la photographie (l’image) échoue toujours à fixer des instants musicaux (des sons).
Le travail en commun et la réalité de ma présence (je rôde autour des musiciens, m’approche, rampe, m’éloigne, grimpe sur des promontoires, capte des instants et modifie par ma présence un système de relations et de travail) nous a amené à inclure ma pratique comme partie intégrante du projet Ope 1000.
C’est à partir de ce moment là que j’ai remis en question la pertinence de la photographie pour rendre compte d’une situation musicale évolutive, aux prises avec le présent et avec l’espace.
Ma pratique plastique d’un art contextuel (en relation avec l’ici et maintenant), fait usage du dessin dans l’idée, entre autres, de revendiquer la nature forcément subjective du documentaire : le dessin s’échappe du visible pour en proposer des interprétations (schémas, portraits, abstraction, cartographies…). Ici, je propose un dispositif de dessin en direct, adoptant, comme les musiciens, le temps comme cadre et le processus comme œuvre.
»

IV. L’univers du collectif 1000 morceaux
Le collectif 1000 morceaux réunit des musiciens aux pratiques musicales diverses (musique classique et contemporaine, jazz, rock, musique acoustique ou amplifiée) qui, du solo au travail de groupe, du spectacle structuré à l’improvisation totale, ambitionnent de jouer avec les frontières qui séparent les genres. L’improvisation libre occupe une place essentielle dans cette démarche.
Autour d’un noyau permanent de cinq musiciens, le collectif fonctionne à la manière d’un laboratoire d’invention musicale.

Pour ce projet en particulier, Soizic Lebrat, au violoncelle, Raphaël Godeau à la guitare et Erwan Burban au cor, ont souhaité explorer plusieurs démarches d’improvisation :

1. L’improvisation libre au sein de formation déterminée (du duo au quintette)
2. L’improvisation consignée : alternance de matières sonores homogènes remarquables s’inscrivant dans des espaces structurées par les textes de loi oralisés
3. L’improvisation au service de la composition : brouillage sur le « discours», mise en place de « mobiles » acoustiques accompagnant l’aspect littéraire de certains textes juridiques.

V. Mise en forme des recherches pour la présentation publique :
« Démonstration »
Présenter un discours juridique sur le mode de l’engagement, avec ses effets de conviction, se retrouvant confronté de façon irrespectueuse à une autre démarche purement sonore.
« Au coin – au centre »
Jouer sur la perception du son en multipliant les rapports entre son amplifié (traitement de la voix), et son acoustique (instruments), tout en jouant également sur l’occupation de l’espace pour brouiller une perception basée sur le principe de la proximité de la source sonore.
« Emprisonnement »
Renouveler la perception de l’espace scénique en donnant le choix à chacun des musiciens, lorsqu’est annoncée la peine (les années d’emprisonnement) ensuivant le crime perpétré, de bouger, de s’arrêter, d’agir conformément à ses envies faisant ainsi usage d’une liberté totale.
« Duos avec électro »
Mêler source sonore directe et localisée en un point et source sonore traitée et spatialisée en quadriphonie en enchainant des solos instrumentaux successivement, simultanément transformés en direct par traitement électroacoustique.
« Sections / états »
À partir d’un texte composé en plusieurs sections, l’orateur impose un rythme en coupant dans le vif de la matière sonore, de manière brusque et inattendue. Chaque nouvelle section provoque un changement de matière sonore collective radicalement différente d’une séquence à l’autre. Le couperet des sections crée une tension dans l’écoute.
« 9m2 »
Privilégier l’impression de suspension du temps par la combinaison d’ éléments musicaux courts, répétés, avec une grande place pour le silence (idée des mobiles), dans un espace restreint obligeant à des positions de jeu très resserrée au centre de la scène, de manière à souligner les aspects littéraires du texte sur la vie à bord des navires.
« Élaboration d’un texte de loi »
A partir de règles simples permettant l’élaboration d’un texte de loi, construire une musique par traitement analogique de la matière sonore.
- le nouveau prime sur l’ancien
- le spécial prime sur le général

VI. Biographies des uns et des autres
Alexandre Charbonneau
Droit et Changement Social (UMR CNRS 6028)/ Observatoire des droits des marins
Sujet de thèse : L’encadrement juridique du marché international du travail maritime
Parcours
2002-2007 : Doctorat de droit privé, Université de Nantes
2001-2002 : DEA de droit social, Université de Nantes (mention bien)
2000-2001 : Maîtrise de droit social, Université de Nantes, échange Socrates/Erasmus semestriel à l’Université Libre de Bruxelles (mention assez bien)
Quelques publications
« Les foyers d’accueil des marins à l’origine d’une action normative en faveur des marins abandonnés », Le Droit Maritime Français, juillet-août 2003, p. 638-652.
« “Gainsbourg juridique” Quelques exemples de la mouvance du droit », (avec A. Montas), Revue juridique des doctorants, 2004, p. 156-181.
« Le bien-être après l’adoption de la Convention du travail maritime consolidée (O.I.T.) : quelles avancées pour quelles lacunes ? », Actes des journées d’études 2006 de l’Observatoire des droits des marins, p. 119-142.
« La Convention du travail maritime 2006 : Traitement à terre des plaintes déposées par les gens de mer », (avec M. Marin), Annuaire de Droit Maritime et Océanique, et Actes des journées d’études marseillaises 2006 de l’Observatoire des droits des marins, à paraître.
Enseignements
(2002-2005) « Méthodologie du droit / Introduction générale au droit » (Travaux dirigés), Université de Nantes, Licence 1.
(2002-2005) « Droit du travail » (Travaux dirigés), Université de Nantes, Licence 3.
(2004-2007) « Les fondements de la protection sociale », cours de première année à l’Ecole Normale Sociale de l’Ouest. (E.N.S.O.)
(2005-2006) « Droit du travail » (Cours Magistral de 24 heures et Travaux dirigés), Université Bretagne Sud.
(2006-2007) « Le contrat nouvel embauche et les conseillers prud’homaux », intervention durant une formation des conseillers prud’homaux de la C.F.D.T., organisée par l’I.S.S.T.O.

Vincent RAUDE
Né en 1979 à Brest, c’est vers l’âge de cinq ans que Vincent est initié à la musique par les cours d’éveil proposés par l’école de musique de sa ville. Très vite son choix s’oriente vers la batterie et les percussions qu’il commence à pratiquer dès l’âge de six ans. Très tôt Vincent cherche à pratiquer les musiques d’aujourd’hui et s’intéresse par la même occasion aux nouvelles technologies. A onze ans il commence les cours d’électro-acoustique où il découvre de nouvelles esthétiques ainsi que les possibilités créatrices de techniques de studio…
A la veille de son treizième anniversaire, Vincent choisi de laisser de côté les percussions pour pouvoir se consacrer à la guitare électrique et à l’acousmatique, c’est à cette période qu’il fait ses premières maquettes et qu’il intègre sont premier groupe de rock en tant que batteur. Suivront des années pleines de musiques et de nouvelles expériences dont la découverte du jazz et de l’improvisation….
Au lycée, Vincent décide de s’investir encore plus dans la musique en intégrant une section F11 avec l’acousmatique comme instrument principal ; ce qui ne l’empêche pas de poursuivre sont parcours de guitariste au sein de groupes de reggae ou de jazz dont Global Purpose avec qui Vincent fait ses premières radios, ses premières grandes scènes et ses premiers enregistrements sérieux qui aboutiront en 1998 à un prix aux Challenges Musicaux.
Après l’obtention de son Bac en 1999, Vincent quitte Brest pour Rennes où il rencontre de nouvelles personnes pour de nouveaux projets. C’est à cette période qu’il commence à travailler avec des danseurs, des vidéastes, des plasticiens en tant qu’acousmaticien, ce qui ne l’empêche pas de mener successivement les projets électro dub : Psycho Buds et S.O.U.L.. Tous ces projets mènent Vincent à côtoyer les scènes bretonnes, les cafés concerts et les festivals. En 2001 Global Purpose réalise la musique du spectacle “Pleine Lune” pour la compagnie La Case De L’Oncle Tom avec laquelle ils partent en tournée aux Pays Bas et participent à de nombreux festivals. C’est à cette même période que Vincent commence des travaux de réalisation de musiques pour la danse, mais aussi pour des sites internet ou des courts métrages.
En 2001, Vincent est embauché comme professeur de guitare moderne à l’ENM de Brest, ce poste se transformera au fil des années, aujourd’hui il est professeur de guitare, basse, acousmatique et responsable du département musiques actuelles de l’ENM de Brest. En parallèle à son travail d’enseignant, Vincent continue ses travaux de création pour la danse et le théâtre. A ceci vient s’ajouter son travail dans le groupe Lower Groundz (electro-jazz-dub) et ses différentes interventions en tant que musicien et improvisateur sur des projets divers laissant apparaître sa soif de rencontres et de nouvelles expériences….

Marie Bouts est née en 1978.
http://www.monde-crane.org
Je vis à Nantes et j’y travaille.
J’opère essentiellement par montage/bricolage, maniant la photographie, le dessin et le texte.
J’invente des systèmes narratifs (livres, cd-rom, textes, diaporamas, installations, cartographies…) qui traitent de nos rapports au territoire dans ses dimensions subjective, symbolique et poétique.
Mon travail se situe à la limite du documentaire et de la fiction, questionnant ce travers qui nous pousse à inventer des histoires (vraies, fausses, plausibles) pour rendre le réel habitable (acceptable). Je m’aventure souvent sur le terrain de la rencontre, pour recueillir les histoires des autres dans une écoute minutieuse, m’attachant toujours aux versions différentes plutôt qu’à un discours unique.
Travaux Récents (sélection 2006):
47°47min NORD 5°3min EST une journée entière sur le pas de la porte : livre issu d’une enquête sur les maisons auprès des habitants du village. Dessins, photos et textes pour une géopolitique hétérodoxe des lieux. Publié par le Centre des Rives, oct06.
Mi Casa es su casa : livre de bord, cinq mois d’arpentages dans la ville de Huesca, Aragon, Espagne. Le désert comme observatoire d’une civilisation qui délimite un connu et un inconnu, un sauvage et un domestiqué. Les espaces délaissés comme des lieux pour une refonte du monde. Publié par la mairie de Huesca, jan06.
Mundo/Craneo : cd-rom d’animation interactive relatant un ensemble de promenades linéaires dans une ville aux données spatio-temporelles déglinguées. Huesca, mars 06.

Membres du Collectif 1000 morceaux
Soizic Lebrat, née en 1976, est violoncelliste, transfuge énergique et discret des sphères classiques.
Elle a élargi depuis 1998, ses collaborations aux univers du théâtre, de la danse s’inscrivant dans une démarche de projets interdisciplinaires, et naviguant entre musiques composées et improvisées.
Lui ont passé commande, la compagnie de danse Taille Unique (Véronique – 2005, Des mots et des moi -2006), la compagnie théâtrale Science 89 (L’orgasme de la soie – 2007), la compagnie Charabia (L’ouverture – 2008).
Très active dans le domaine de l’improvisation libre, elle est cofondatrice en 2002 du Collectif d’improvisateurs 1000 Morceaux. Elle se produit dans des contextes variés : quartiers de l’impro, festival All’Improvista (Nantes), festival de l’Instant (Blainville), La Chapelle-Saint-Anne (Tours), festival ZieuMzic (Le-Lac-de-la-roche-qui-boit), le Réverbère (Lyon)…
Elle mène par ailleurs une réflexion sur les pratiques de la musique dans le cadre d’une thèse en histoire sociale de la musique à l’Université de Nantes sur les sociabilités musicales dans le grand ouest au XIXe siècle.
Parcours
Sujet de thèse : Les sociabilités musicales au XIXe siècle. Départements de Loire-inférieure et de Vendée. [1770-1914]
2005-2008 Doctorat en histoire sociale de musique (université de Nantes)
2002-2004 D.E.A d’histoire mention Bien (Université de Nantes) :
2002 Maîtrise d’histoire mention Très bien (Université de Nantes) : Académie de musique et Concert de Nantes au XVIIIe siècle.
1998 Prix de perfectionnement de musique de chambre, prix de formation musicale, prix de violoncelle (École nationale de musique d’Aulnay-Sous-Bois)
1993 Prix de perfectionnement de violoncelle (Conservatoire national de région de Besançon)

Raphaël Godeau est né en 1977.
Après avoir étudié la guitare classique à l’ENM de La Rochelle avec Serge Rabiller, il est admis au CNSM de Paris en 1995. Il y obtient un Premier Prix en guitare et en musique de chambre (1998) puis étudie pendant deux ans dans la classe d’Improvisation Générative dirigée par Rainer Boesh et Alain Savouret. Il intègre peu après la Formation à l’Enseignement (diplômante du Certificat d’Aptitude), et enseigne aujourd’hui la guitare au Conservatoire de Vernon (Eure).
Délaissant peu à peu, au cours de ses années d’études, les concerts de guitare classique au profit de formes plus innovantes (dans le domaine de la musique contemporaine ou des musiques improvisées) il intègre progressivement la guitare électrique dans son jeu. Il approfondit également en Andalousie sa connaissance du flamenco, découvert et étudié avec Salah Gorri pendant l’enfance.
Des ensembles comme l’Itinéraire, Cairn, l’Instant Donné ou l’Opéra de Rouen lui ont proposé de jouer en leur sein certaines pièces du répertoire contemporain (Berio, Murail, Boulez – ou Lachenmann avec la guitariste Christelle Séry). Membre du Crwth fondé par le compositeur François Sarhan, il participe aux créations en 2005 à Genève, Paris et Berlin, des “Articulations de la reine” – (spectacle mêlant musique, danse et théâtre d’objets), puis de “Doga/unyoga” en 2007.
En tant qu’improvisateur, à la guitare acoustique ou électrique, il travaille de 1998 à 2002 avec la compagnie théâtrale Kôhm, et depuis dans le collectif “1000 morceaux”.

Erwan Burban, cor
Après une formation initiale dans les conservatoires de Rennes, Paris et Rueil-Malmaison où il obtient médailles d’or de cor et de musique de chambre, puis premiers prix et prix d’excellence, une profonde remise en question l’amène à s’intéresser à la culture traditionnelle bretonne.
Il apprend alors le kan-ha-diskan (technique de chant alterné en breton) et le pratique dans les festoù-noz (fêtes de nuit) pendant plusieurs années, avant de commencer à confronter sa culture bretonne et sa pratique instrumentale. Après diverses expériences avec son instrument d’origine (Zaïda, groupe de fest-noz, et duo avec le maître sonneur Jean-Louis Le Vallégant), il s’approprie peu à peu un nouvel instrument, la trompette, proche techniquement du cor d’harmonie, mais au timbre et à la tessiture plus adaptés aux musiques traditionnelles.
Parallèlement, il poursuit ses études en musique classique et contemporaine au Conservatoire National Supérieur de Musique (CNSM) de Paris où il obtient son Diplôme de Formation Supérieure, puis un prix d’improvisation générative. Cette discipline, crée par le compositeur électro-acoustique Alain Savouret, lui permet alors de faire le lien entre les univers apparemment éloignés de la musique savante et des musiques traditionnelles. Formation pratique, mais aussi lieu d’expérimentations et de réflexion sur les musiques d’aujourd’hui, la classe d’improvisation générative du CNSM de Paris a été le moment où les tensions et les contradictions entre les cultures du musicien ont donné naissance à une démarche artistique et pédagogique personnelle.

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